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Guide des monuments anciens de Capri

Hommes célèbres et fameux visiteurs de Capri

Auguste a été le premier Romain à s’intéresser à l’île de Capri.

L’empereur y séjourne à l’époque où l’île appartient encore à la ville de Naples. Le hasard veut que les branches d’un chêne séculaire, languissantes et courbées vers le sol, reprennent brusquement vigueur au passage de l’empereur. Il est si impressionné par cette résurrection inattendue qu’il fait l’acquisition de Capri, donnant en échange à Naples l’île d’Ischia, pourtant beaucoup plus grande. Pour profiter du splendide panorama qui s’offre à ceux qui résident sur la côte septentrionale de Capri, Auguste y fait construire une grande villa composée d’une série de bâtiments éparpillés sur un promontoire. Cette demeure, relativement modeste par rapport aux splendides villégiatures de la côte napolitaine , est entourée de jardins et d’une forêt. La famille impériale prend l’habitude de venir faire des séjours dans ce « Palais de la Mer » (« palazzo a mare ») où elle peut jouir du calme de l’île. On peut toujours voir les ruines de ce palais (et de son minuscule port) depuis la mer ou depuis le belvédère de la Villa San Michele d’Anacapri. Une plage de galets n’y est ensoleillée que jusqu’au déjeuner en raison de l’ombre que lui porte ensuite le Monte Solaro. Une belle ballade consiste à descendre à pied d’Anacapri par l’escalier dit des Phéniciens pour se rendre à cette plage.

Tibère, le premier et le plus célèbre

C’est Tibère qui le premier a donc lancé la mode des villas somptueuses à Capri et c’est unique au monde : pendant plus de  dix ans un immense empire fut dirigé depuis un nid d’aigle posté au bout d’une petite île, Capri. Les ruines de la Villa Iovis sont le témoin de cette incroyable histoire vieille de deux millénaires.

Largement pillées, elles sont peu lisibles à ceux qui les visitent.

Grâce à cette aquarelle et à ce texte de deux experts (parus dans « Voyage chez les empereurs romains », Editions Acte Sud), on comprend enfin le fonctionnement de cette très astucieuse « machine » à vivre et à gouverner – au milieu de nulle part – que fut la Villa Iovis.

En Campanie trop de gens peuvent s’approcher des résidences impériales. Aussi pense-t-il que seule une île est capable de lui apporter la sécurité totale. Capri a sur d’autres îles  l’avantage de ne pouvoir être abordée que d’un seul côté et sur une faible étendue. A partir de 27 jusqu’en 37 Rome est gouvernée à distance par un empereur cloîtré dans son île. Rien, ni les évènements familiaux (décès ou mariages), ni les problèmes politiques, ni les dangers extérieurs ne pourront contraindre Tibère à reprendre le chemin de Rome. Par des émissaires, il fait savoir au sénat et aux Romains ses décisions. Très peu d’intimes ont eu la possibilité de venir à Capri rendre visite à l’empereur. En 31 il fait venir auprès de lui son petit-fils adoptif, le jeune Caligula âgé de dix-neuf ans, dont il a exterminé toute la famille. Il n’a que lui comme futur héritier et doit le préparer à ses devoirs de futur souverain…

A l’image de la personnalité tourmentée de Tibère le véritable nid d’aigle qu’est sa Villa Iovis, « Villa de Jupiter », élève sa silhouette altière sur un mont abrupt se terminant par un à-pic vertigineux de 300 mètres, face au Vésuve et à la péninsule de Sorrente.

À partir du XIXe siècle, Capri devient une destination de villégiature pour l’aristocratie romaine

À partir du XIXe siècle, Capri devient une destination de villégiature pour l’aristocratie romaine, aux saisons où la température est trop élevée dans la capitale. L’île est fréquentée par de nombreuses personnalités (Henry James, Oscar Wilde, Rainer Maria Rilke, Maxime Gorki, Victoria de Bade, ou encore Curzio Malaparte ; des artistes allemands, des lesbiennes américaines et des révolutionnaires russes y élisent également un temps domicile). Le médecin Axel Munthe fait restaurer la villa San Michele et Fritz Krupp, héritier des aciéries prussiennes, fait construire un chemin escarpé jusqu’à sa villa, ainsi qu’une grotte artificielle dans le port de Marina Piccola4.

Capri connaît un regain de popularité à la fin des années 1930, mais surtout dans les années 1950-1960, où elle devient une destination prisée de la jet-set (le prince Rainier et Grace Kelly, la duchesse de Windsor, Richard Burton et Elizabeth Taylor, Marisa Berenson, Penelope Tree, David Bailey, Valentino, Aristote Onassis et Jackie Kennedy, etc.). L’île donne naissance à un style vestimentaire issu de l’artisanat local (gros colliers en corail et turquoises, spartiates ou encore le pantalon Capri à ourlet), inspirant les créateurs de mode (Dolce & Gabbana par exemple). Laurent Cotta, chargé de la création contemporaine au palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris note : « En pleine Trente Glorieuses, tout le monde défile ici… Il suffit d’avoir un yacht. On se félicite de l’ambiance (soi-disant) conviviale, comme à Saint-Tropez où on joue aux boules avec le poissonnier. Une sorte de mixité sociale de vacances ».

L’île a accueilli de nombreux hôtes illustres comme Jean Cocteau, André Gide, Colette , Maxime Gorki qui vint en exil à Capri entre les deux révolutions russes de 1905 et 1917, Oscar Wilde, Jacques d’Adelswärd-Fersen, Pablo Picasso, et elle est devenue une destination très prisée des touristes. On y visite notamment la villa San Michele et ses collections, qui appartenaient au médecin et écrivain suédois Axel Munthe (1857-1949), ainsi que la villa Malaparte, ou encore la villa Vismara, transformée en hôtel.

Art et littérature

Le Livre de San Michele, d’Axel Munthe, se situe à Capri.

Le Livre de San Michele est un livre de souvenirs rédigé par le médecin suédois Axel Munthe (1857 – 1949) et publié pour la première fois en 1929 par l’éditeur britannique John Murray, sous le titre original : The Story of San Michele. Écrit en anglais, il a été un best-seller dans de nombreuses langues et a été constamment réédité pendant les sept décennies qui ont suivi sa parution.

Munthe a grandi en Suède. À dix-sept ans, il faisait sur un bateau à voile un voyage qui comprenait une visite rapide dans l’île italienne de Capri. En gravissant les escaliers phéniciens menant au village d’Anacapri, il tomba sur une chapelle en ruine appartenant à un habitant du voisinage, Maestro Vincenzo, et rêva aussitôt d’acquérir cette propriété et de la restaurer. La chapelle, dédiée à saint Michel, avait été construite sur une partie des ruines de l’une des villas de l’empereur romain Tibère à Capri.

Munthe fit en France des études de médecine, puis ouvrit un cabinet médical, Avenue de Villiers à Paris. Par la suite il apporta son aide pendant l’épidémie de choléra de 1884 à Naples. En 1887, il réussit à acheter la chapelle en ruines, et, par la suite, passa la plus grande partie de sa vie à construire cette Villa San Michele à Capri. Il avait aussi un cabinet médical à Rome, pour l’aider à payer les travaux.

Le Livre de San Michele comporte 32 chapitres et environ 368 pages. Il s’agit essentiellement d’une série de courts récits qui se recoupent, en suivant en gros mais pas entièrement l’ordre chronologique. Il contient de nombreuses réminiscences sur des périodes de sa vie. Munthe était en relations avec un certain nombre de célébrités de son temps, dont Charcot, Pasteur, Henry James et Guy de Maupassant, qui figurent tous dans le livre. Il côtoya aussi les gens les plus pauvres, les immigrants italiens à Paris, les victimes du choléra à Naples et, dans les milieux ruraux, les habitants de Capri et les Lapons du Grand Nord. Il aimait passionnément les animaux, et ceux-ci figurent en bonne place dans plusieurs histoires, notamment son babouin alcoolique Billy.

Ces récits, plus ou moins authentiques, varient dans leur tonalité du style le plus grave au plus humoristique. On assiste à plusieurs discussions avec des animaux et divers êtres surnaturels : le dernier chapitre a lieu effectivement après la mort de l’auteur et met en scène ses discussions avec saint Pierre devant les portes du Ciel. À aucun moment, Munthe ne semble se prendre lui-même particulièrement au sérieux, mais certains des thèmes qu’il aborde sont graves, comme sa description des recherches sur la rage à Paris, où il fait allusion à l’euthanasie des patients atteints1 et raconte la tentative de suicide d’un homme convaincu à tort d’avoir contracté la maladie.

Plusieurs personnes ayant tenu une place importante dans la vie de Munthe ne sont pas mentionnées dans Le Livre de San Michele. Ni sa femme ni ses enfants ne figurent dans l’histoire et l’auteur parle très peu du temps qu’il passa en Angleterre, alors qu’il avait épousé une Anglaise, que ses enfants avaient été en grande partie élevés en Angleterre, et que lui-même était devenu sujet britannique pendant la Première Guerre mondiale. Son rôle en tant que médecin personnel et de confident de la reine consort Victoria de Suède n’est évoqué que très indirectement bien qu’il ait duré plusieurs décennies ; à un endroit, où il la désigne seulement comme « celle qui doit être la mère de la nation tout entière », il mentionne qu’elle apportait régulièrement des fleurs sur la tombe d’un de ses chiens enterrés à la Villa San Michele ; ailleurs un de ses domestiques, sorti pour promener ses chiens, rencontre la reine, qui lui dit avoir donné le chien à Munthe.

Munthe a publié d’autres souvenirs dont certains ont été incorporés au Livre de San Michele, lequel éclipse la plupart de ses autres écrits tant par sa longueur que par sa popularité. Certains épisodes de sa vie, cités ailleurs, ne sont pas mentionnés dans l’ouvrage. On n’y trouve notamment pas le récit de sa collaboration avec un corps d’ambulanciers français durant la Première Guerre mondiale, relatée dans un autre ouvrage, Red Cross, Iron Cross (« Croix-rouge, Croix de fer »).

À l’échelle mondiale, le livre fut un immense succès ; 1930 vit douze éditions pour la seule version anglaise, et Munthe ajouta une deuxième préface. Une troisième préface fut écrite en 1936 pour une édition illustrée.

Capri c’est fini d’Hervé Vilard

Le chanteur Hervé Vilard a commencé sa carrière à l’âge de 19 ans en chantant son premier succès Capri c’est fini.  Depuis, amusez-vous à faire le test autour de vous : évoquez Capri et vous verrez que l’on vous répondra systématiquement  “mais Capri c’est fini. “Capri c’est fini !” , la faute au premier single du chanteur français Hervé Vilard.

La chanson française écrite et chantée par lui est sortie sur Mercury Records et est devenue un énorme succès français et international à l’été 1965 . La chanson s’est vendue à 3,3 millions d’exemplaires. Vilard a publié 7 versions linguistiques de la chanson. L’inspiration est venue quand Vilard a vu une affiche de voyage promotionnelle de l’île italienne de Capri dans une station de métro parisienne. “C’est fini” vient d’une chanson populaire de Charles Aznavour du même titre. La chanson parle d’une rupture d’une relation antérieure qui avait commencé à Capri.

L’Exilé de Capri

Le livre de Roger Peyrefitte, L’Exilé de Capri est une biographie romancée du poète français Jacques d’Adelswärd-Fersen (1880-1923).

On ne peut pas oublier dans l’histoire de l’homosexualité l’importance que revêtent au tournant des deux siècles ( XIXième et XXième ) les grands procès nationaux contre des homosexuels. Après celui d’Oscar Wilde en Angleterre, celui du Prince Eulenbourg en Allemagne, celui du Baron D’Adelsward-Fersen en France, l’homosexualité n’a plus jamais été un sujet tabou, et a acquis, malgré les insultes et les condamnations, le droit d’être “dite”. Ici Roger Peyrefitte romance autour de personnages et d’une histoire vraie, celle du procès pour “ballets bleus” qui conduisit le beau descendant de l’amant de Marie Antoinette et du roi Guillaume en exil à Capri. Puis à vivre là, dans cette île connue comme un havre de paix homosexuelle dans cette Italie tolérante des années I9OO à I9I4. Il y fait défiler tout le gratin homo du début du siècle, et décrit assez bien toute l’homophobie des grands bourgeois de la Belle Epoque.

Le chanteur Tino Rossi a interprété C’est à Capri.

https://www.youtube.com/watch?v=wrnpF7bMong

“C’est à Capri que je l’ai rencontrée
Je fus charmé encore plus que surpris
De mille fleurs elle était entourée
Au milieu d’un jardin de Capri
Parmi les fleurs du matin fraîches écloses
Elle avait l’air sur un fond de ciel clair
D’être la plus belle parmi les roses
Embaumant les frais bocages verts
Tout comme dans un poème
Me voyant elle a souri”

Grand adorateur de l’île, Achille della Ragione

 Grand adorateur de l’île, Achille della Ragione y possède depuis plus de 30 ans une magnifique maison.Il a réuni dans cet ouvrage sur Capri une compilation d’articles et de lectures sur Capri ainsi qu’une somme de photos qui témoignent de l’histoire et de la vie mondaine de Caprihttp://www.guidecampania.com/dellaragione/articolo17d/scritto.pdf

Cinéma à Capri

Les îles ont toujours attiré le cinéma que ce soit pour des films ou des spots publicitaires. Capri a également une longue histoire en tant que plateau de tournage, depuis le début du 20ème siècle jusqu’à encore aujourd’hui.

Le premier auquel on pense est souvent le Mépris de Godard. Une partie du film Le Mépris, réalisé en 1963 par Jean-Luc Godard, se déroule à Capri.

Difficile d’oublier la beauté sensuelle de Brigitte Bardot, sur le toit de la Casa Malaparte dans le film “Le Mépris” ou le charme de Marcello Mastroianni et de Claudia Cardinale dans “The Skin” de Liliana Cavani, qui représentait la célèbre Piazzetta de Capri sous l’invasion allemande.

Dans un numéro des Cahiers du cinéma sorti en 1963, Jean-Luc Godard déclarait à propos de son nouveau film : “Le mépris m’apparaît comme l’histoire de naufragés du monde occidental, de rescapés du naufrage de la modernité, qui abordent un jour, à l’image des héros de Jules Verne et de Robert Louis Stevenson, sur une île déserte et mystérieuse, dont le mystère est inexorablement l’absence de mystère, c’est-à-dire la vérité.”
Le cinéaste ajoutait également : “Le Mépris prouve en 149 plans que dans le cinéma comme dans la vie, il n’y a rien de secret, rien à élucider, il n’y a qu’à vivre et à filmer.”

Le scénariste parisien Paul Javal et son épouse Camille rejoignent le réalisateur Fritz Lang en tournage pour le compte du producteur de cinéma américain Jeremy Prokosch, sur le plateau du film Ulysse (une adaptation de l’Odyssée) en chantier à la villa Malaparte à Capri en Italie.

Il est proposé à Paul Javal de reprendre et de terminer le scénario du film, ce qu’il accepte, pour des raisons économiques. Durant le séjour, Paul Javal laisse le riche producteur seul avec Camille et encourage celle-ci à demeurer avec lui, alors qu’elle, intimidée, insiste pour rester auprès de Paul. Camille pense que son mari la laisse à la merci de Prokosch par faiblesse et pour ne pas froisser ce nouvel employeur. De là naissent des malentendus, le mépris et la désagrégation du couple.

Difficile d’oublier aussi la beauté sensuelle de Brigitte Bardot, sur le toit de la Casa Malaparte dans le film “Le Mépris” ou le charme de Marcello Mastroianni et de Claudia Cardinale dans “The Skin” de Liliana Cavani, qui représentait la célèbre Piazzetta de Capri sous l’invasion allemande.

Quelques-uns des films italiens les plus appréciés des années 1950 ont également été tournés sur l’île, notamment “Avventura a Capri” et “Bellezze a Capri”, faisant de Capri le principal personnage et participant bien-sûr dans le même temps à sa promotion

Le classique “Empereur de Capri” de Luigi Comencini, où figurait le comique Napolitain Totò sur l’île, ou “La Baie de Naples”, qui ont amené les stars internationales qu’étaient alors Sophia Loren et Clark Gable sur les côtes de Capri et la cohorte de paparazzis derrière eux ont contribué à la renommée de l’île et à son prestige.

le film Vanille Fraise fut presque entièrement tourné à Capri : https://www.youtube.com/watch?v=7qGJjVvEdtU

Affiches de Capri